Chapitre 1 : « Violence de l’innocence, Tu aimes de 13 à 17 ans »
J’ai longtemps hésité à publier ces premiers textes au style encore naïf et soumis à l’impulsivité de l’adolescence.
Jalonnés de mots de colère, de tristesse et de désespoir, ils expriment tout simplement l’immense envie de paix, d’amour et d’espérance que cet adolescent, un peu perdu face à la violence apparente du monde, ressentait.
Il ne savait pas alors que le monde était un grand miroir...
Une si belle envie d’Amour émane de ces textes qu’ils ont finalement toute leur place ici.
C’est aussi une façon de rendre hommage à l’enfant que j’étais et qui a subsisté en moi pendant ces nombreuses années malgré toutes les tentatives de bâillonnement que je lui ai fait subir. Je lui demande pardon et je libère sa Voix.
« Que m’importe ton sang,
de sève ou de couleur,
À tout être vivant qui rêve ou bien qui pleure,
Je délivre un message’, sans aucune’ métaphore,
Pour un monde plus sage’,
d’Amour et plus encore. »
Tu aimes à l’âge de 13 ans
Alarme
Au fond de la cour
Sans aucun secours
Une fleur a poussé
Seule rescapée de la
ronde infernale
des chars qui s’emballent
La lumière s’éteint
sous le bulldozer
lorsqu’il n’y a plus
d’air et je crie colère
La pelleteuse creuse
derrière son passage
s’érigent les immeubles
par milliers par
centaines
Ces bêtes immondes
avalent le monde et
vomissent leurs égouts
Les montagnes se sont écroulées
sous les bombes et les canons
détruisant le monde et ses régions
La fleur cultivée par ce petit garçon
reste maintenant le seul souvenir d’antan
Cette nature, si belle autrefois, forêts et
rivières chantaient leurs petits airs accompagnées
par le sifflet des oiseaux. Dans la jungle,
la loi du plus fort règne, et dans le
jardin tombaient les châtaignes.
Les couleurs éclataient, le soleil brillait
et la nuit se réveillait le hibou qui,
poussant ses hululements, faisait fuir
le rat des champs. La lune miroitait
au milieu des étoiles qui scintillaient et
le monde entier s’aimait, mais ce jour est
dépassé.
Au moment où j’écris ces lignes, il reste
beaucoup de fleurs dans le monde et il
faudrait s’en préoccuper, car
quand le petit garçon
aura grandi, il risque
de les oublier. Alors, ne détruisons pas la planète
tant qu’elle est encore un peu en vie.
Vendredi 7 septembre 1990
(Pas de titre)
Je t’aime, toi mon emblème
sous les coups et blessures
des tracteurs et foreuses
sans broncher tu fais face
à toutes ces menaces
Terre, ô toi la plus belle
en harmonie naturelle
sur la mer caravelle
la nature t’obéit
elle qui construit la vie
Quand la nuit tu reposes
pas longtemps, car à l’aube
marteaux-piqueurs et tronçonneuses
dans leur ronde infernale
reprennent le carnage
Je t’aime, toi ma planète
qui supporte les êtres
ton courage m’émerveille
et sur toi, jusque dans la nuit des temps
je veillerai, et je combattrai
les destructeurs de leur mère,
car je t’aime, toi la Terre.
Date estimée : 1990
J’aime la Terre
Je t’aime, toi la Terre
Toi la planète bleue
que les nuages parsèment
de leurs cotons blancs
et qui flottent sur ta surface d’argent
L’air pur d’autrefois
aujourd’hui disparaît parfois
car l’atmosphère se fait polluer
par les gaz et les fumées
Sur terre et dans la mer
déchets se déversèrent
s’empilent à ne plus savoir qu’en faire
mais malgré tout
Terre ma planète
tu seras toujours la plus belle
comme une minuscule perle
perdue dans l’univers.
Mardi 25 septembre 1990
été
Il fait beau, il fait chaud, c’est l’été.
Le soleil nous inonde de ses rayons dorés.
Le ciel est bleu parsemé de nuages blancs.
À l’ombre du platane, je suis assis sur un banc.
Les autres jouent au foot
Et moi je les écoute.
Les feuilles claires des peupliers
Scintillent dans le soleil d’été.
Dans le ciel passe une hirondelle,
C’est une fleur d’été, elle est belle.
Dans le ciel azuré de l’été,
Sur le plafond de nos pensées,
Elle passe dans les cieux comme le papillon
Dans le jardin, et dans l’eau les poissons.
Elle passe et repasse,
C’est un manège de première classe.
Un papillon se pose sur la table, bleu.
Il me regarde avec ses yeux,
Il s’envole et repart,
Petite tache bleue dans le ciel d’été,
Lueur de vie dans l’immensité.
Date estimée : été (juin ?) 1990 ou 1991
Tu aimes à l’âge de 14 ans
Pensées
Je voudrais un monde meilleur où tout ne serait que bonheur, je voudrais que l’on ne tue plus les animaux innocents.
Et redonner la liberté de vivre, de penser dans tous les pays.
Je veux la liberté, l’égalité, et la nature bien sûr.
Je veux la vie, naturelle et belle pour tous les êtres vivants.
Daté du jeudi 10 octobre 1991
Nous sommes faits pour vivre dans la paix, le bonheur, la joie, pour profiter de la vie et admirer la beauté du monde.
Qu’arrive vite le jour où les animaux, les hommes, les végétaux, tous les êtres vivants, et pourquoi pas des êtres venus d’autres planètes, pourront vivre en parfaite harmonie.
Le monde était beau, le monde est moins beau, le monde sera magnifique.
8 décembre 1991
N’est-ce pas la Nature qui nous a créés ?
Et nous lui rendons bien mal toutes ces beautés qu’elle a ouvrées, pour le bonheur des yeux.
2 février 1992
Peinard
Peinard à l’ombre d’un laurier,
d’un platane, d’un chêne ou d’un peuplier.
Allongé dans le soleil, dans les prés,
respirant l’air frais de la forêt,
les yeux éblouis par les ultra-violets.
Papillon, petite guêpe, insecte par milliers,
porte mon message de vie
que tu distribueras
chez les adeptes de la nuit.
Je t’aime, je m’extasie.
Feuille éclatante aux vertes couleurs,
embrassée, nuances, chaleur.
Pour vivre, un monde meilleur,
élément de l’univers intérieur.
Aux étoiles du ciel, au bonheur,
aux étendues sauvages, aux fleurs,
aux filles, à l’eau, aux oiseaux,
aux enfants, à la nature, à elle,
ces lignes modestes mais vraies,
je dédie.
Envole-toi, avion de papier,
sur la Terre répands-toi,
dans le cœur d’une fille,
d’une fleur, d’une idylle.
Envole-toi, libre la vie, libres les enfants,
la Terre, la nature, avant de devenir grand.
Daté du 22 octobre 1991
Tu aimes à l’âge de 15 ans
Pensées
Même le pire des assassins a dans son inconscient un fond de bonté.
11 novembre 1992
Je me pose des questions. Je me demande quel devrait être l’idéal de l’Homme, de la Terre. Comment faudrait-il que nous vivions pour être en accord avec la Vérité et la Réalité ?
Je pense qu’il faut atteindre la Sagesse, qu’il faut vivre en harmonie avec la Nature.
La vie doit être un art, la technologie doit se marier avec l’écologie. Il faut éliminer la guerre, le matériel militaire, il faut vivre dans la Paix.
Je voudrais ne pas être dans l’erreur dans la vie, et je voudrais rechercher l’idéal de l’humanité, j’aimerais le connaître, si toutefois il existe, car j’en arrive à me le demander. Et pourquoi n’y avons-nous pas eu accès dès l’apparition de l’Homme ?
Parce que c’est à travers son expérience que...